Category: NOUVELLE
Diogène en banlieue | Effondrement
Le lycée tombe littéralement en morceaux. Après l’effondrement du plafond de sa salle de classe, un professeur de philosophie assiste, impuissant, à l’embrasement matériel et symbolique de l’École. Entre absurdité administrative, bricolage institutionnel et catastrophe annoncée, ce récit raconte l’effondrement d’un système à bout de souffle – jusqu’à la combustion finale.
UNE VISION À BUENOS AIRES
Eva se perdit un court moment dans ses pensées jusqu’à ce qu’elle sentît un regard intense posé sur elle. Elle leva la tête et vit, en face d’elle, un homme qui la dévisageait. Sa première pensée fut qu’il n’était pas de la capitale. Sa peau foncée, ses yeux noirs, son nez crochu étaient ceux d’un indio. Il devait certainement venir d’une province du nord ou de Bolivie. Bien que son visage fût d’une beauté peu commune, son expression douloureuse la troubla.
LE COUP DE POING AZÉRI
Les universités britanniques seraient mal en point financièrement si elles ne recouvraient pas de frais différentiels considérables extorqués au contingent d’étudiants étrangers, sans parler de leurs capitaux qataris dont la mission civilisatrice demeure encore bien cachée.
L’AURORE DU HARCÈLEMENT
Aurore est en fait un vampire dont la devise serait « la méchanceté combinée avec l’intérêt personnel équivaut à beaucoup d’esprit ». Chaque petit coup bas lui procure une joie malsaine et addictive, une jouissance du sentiment d’importance.
LE PRESSENTIMENT DE DÉCEMBRE
C’est un ciel bas de décembre par temps de pleine lune, mais l’astre est encore éclipsé par les nuages. Les arbres froids et dépouillés sont debout dans une demi-obscurité grillagée et ajourée d’un petit rideau. Ni ténèbres, ni lumière : le crépuscule, le moment entre chien et loup comme disent les Français. Le silence assourdissant de la solitude pénètre jusqu’au bout des doigts.